Repérer Choix unique
Pourquoi M. Bermutier commence-t-il à raconter l’affaire de sir John Rowell ?
Explication
Le récit principal naît d’une conversation. Le juge oppose d’abord « surnaturel » à « inexplicable », puis raconte le cas qui met cette distinction à l’épreuve.
Preuve dans le texte
« j’ai eu, moi, autrefois, à suivre une affaire où vraiment semblait se mêler quelque chose de fantastique »
Passage en contexte Paragraphes 4, 5, 7, 11
Une d'elles, plus pâle que les autres, prononça pendant un silence:
—C'est affreux. Cela touche au «surnaturel». On ne saura jamais rien.
—Oui, madame, il est probable qu'on ne saura jamais rien. Quant au mot surnaturel que vous venez d'employer, il n'a rien à faire ici. Nous sommes en présence d'un crime fort habilement conçu, fort habilement exécuté, si bien enveloppé de mystère que nous ne pouvons le dégager des circonstances impénétrables qui l'entourent. Mais j'ai eu, moi, autrefois, à suivre une affaire où vraiment semblait se mêler quelque chose de fantastique. Il a fallu l'abandonner d'ailleurs, faute de moyens de l'éclaircir.
—N'allez pas croire, au moins, que j'aie pu, même un instant, supposer en cette aventure quelque chose de surhumain. Je ne crois qu'aux causes normales. Mais si, au lieu d'employer le mot «surnaturel» pour exprimer ce que nous ne comprenons pas, nous nous servions simplement du mot «inexplicable», cela vaudrait beaucoup mieux. En tout cas, dans l'affaire que je vais vous dire, ce sont surtout les circonstances environnantes, les circonstances préparatoires qui m'ont ému. Enfin, voici les faits: